DÉTARTRAGE ET EXAMEN ANNUEL

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Les vétérinaires reçoivent durant leur cours de médecine vétérinaire une formation de base en dentisterie. Cette formation les habilite à comprendre le développement des maladies de la bouche, leur influence sur l’état de santé général, la longévité et la qualité de vie des animaux.

Soins préventifs:

La majorité des cliniques et hôpitaux vétérinaires offrent des services visant à prévenir les maladies bucco-dentaires. La prévention est de loin le meilleur moyen pour combattre les dommages causés par ces maladies. La prévention consiste à nettoyer (détartrer et polir) et examiner les dents sur une base régulière et à recommander des méthodes pour aider à prévenir la formation de la plaque dentaire entre les nettoyages.

Il est important d’initier les mesures préventives avant l’apparition de lésions de parodontite (destruction des tissus de support de la dent). L’initiation au brossage de dents peut commencer aussitôt que possible, un polissage et examen peuvent être faits lors de la stérilisation, le premier détartrage vers l’âge d’un an. On évite cependant de faire un nettoyage au même moment qu’une chirurgie qui demande de la stérilité.

Le nettoyage et l’examen sont faits sous anesthésie générale parce que le vétérinaire doit avoir un accès à chacune des surfaces de chacune des dents. Il est fréquent de trouver des lésions importantes qui n’avaient pas été détectées durant l’examen clinique alors que l’animal n’était pas sous anesthésie.

Fréquence:

Pour la plus part des animaux, l’examen et le détartrage devrait être faits sur base annuelle. La fréquence est ajustée en fonction des besoins de chaque animal. Même pour un animal qui fait peu de tartre, il n’est par recommandable d’attendre plus de 24 mois avant de faire un examen dentaire sous anesthésie. Encore une fois, un simple examen clinique ne donne pas un image réelle de la santé dentaire du patient. Une dent malade non détectée, parce qu’elle est au fond de la bouche ou que la lésion est du coté de la langue, peut faire souffrir un patient pendant des années avant que les signes cliniques soient observés.

 

Lésion de la racine palatine de la dent carnassière observée alors que la patient est sous anesthésie.

 

 

 

Autres traitements:

Il est fréquent que l’animal soit présenté au vétérinaire avec des lésions qui demandent des soins autres que préventifs. Il est possible que le vétérinaire réfère alors son patient à un dentiste vétérinaire ou à un confrère qui a suivi une formation spéciale en dentisterie.  Le diagnostic sera complété avec des radiographies dentaires et l’animal recevra le traitement dont il a besoin. Le vétérinaire référant est informé, il est consulté au besoin, et il continu d’agir comme médecin traitant. Cette coopération entre les vétérinaires vise à améliorer l’efficacité des traitements et la qualité de soins.

 

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